| "A
15ans, j'étais quand même un gros branleur. Je ne m'imaginais
pas travailler autant, dégager une telle puissance de travail.
Je suis à une dizaine d'étages au-dessus de ce que j'espérais
au mieux..."C'est clair, de Palmas n'en revient toujours pas de son
succès.L'arrivée de son nouvel album ne va rien arranger.Ancien
cancre, il est aujourd'hui le premier... Premier jour : à l'île de la Réunion, il y a 37ans Premier disque : Les maux dits, avec les Max Valentin, en 1987 Premier album solo : La dernière année en 1994 Premier succès : Sur la Route la même année Premiere échec : Les lois de la Nature en 1997 Premier come-back : J'en rêve encore signée Goldman en 2000 Premier interrogatoire confession : Là, tout de suite, en 2004 ¤ Après ton album live en 2002; tu t'es fait très discret. Je n'ai pratiquement pas fait ni écouté de musique pendant presque deux ans. Je me suis ressourcé avec ma famille. Il était temps ! Après le succès de Marcher dans le sable, j'ai très peu vu mes enfants et ma femme. C'était long. Il fallait que je trouve une cohésion dans ma vie de famille. Désormais, je partirai moins longtemps. C'est faisable car je vais désormais faire de plus grandes salles. ¤ Pas facile d'être la femme d'un chanteur... C'est difficile de se dire que son mari est en train de vivre des moments intenses pendant qu'elle est coincée à la maison à élever les enfants. Je ne parle meme pas des femmes fans! Je veux lui prouver que j'ai conscience de ce qu'elle endure. ¤ Tu veux sauver ta vie de couple ? Si, dans une vie de couple, tu laisses un seul jour le terrain en friche, tu te retournes et le jardin est complètement à l'abandon. C'est un effort de tous les instants. Je n'ai pas envie de transformer mon couple comme celui que je chante dans Faire semblant. J'exorcise l'espèce de routine et d'hypocrisie dans laquelle tombent la plupart. ¤ A t'écouter, rien n'est plus important que le couple et la famille. Le reste n'est qu'une énorme mascarade. Faut pas se leurrer, ce qui régit le monde, c'est quand même le cul et l'argent. Je n'ai pas envie de parler politique ou social dans mes textes. On devient vite démago... [rires] Non, je ne te donne pas de nom... ¤ Pourquoi, dans tes disques, les femmes sont dominatrices, limite cruelles ? C'est plus drôle dans ce sens-là, sinon ça ferait un peu macho pourri, non ? Dans ce nouvel album, neuf chansons sur onze parlent de ça ¤ J'en conclus que tu es un homme martyrisé par ta propre vie. Ma femme me dit souvent: "les gens doivent penser que je suis un dragon!" On en discute souvent. J'ai tout simplement du mal à écrire sur le bonheur. Ca ne m'intéresse pas. Je ne vis pas tout ce que je raconte, heureusement ! ¤ Le titre de ton album est étonnant. Tu te sens déraciné ? Je suis né et j'ai vécu mon enfance à la Réunion. Je ne peux donc pas aller me ressourcer d'un coup de voiture. Mes parents sont divorcés et sont partis chacun de leur cotés en France. A part la famille que je me suis construite à Paris, je n'ai pas de camp de base. Je n'ai pas d'endroit où je me sens chez moi, avec des vieux souvenirs, mes racines... ¤ Tu t'aimes ? Oh, Seigneur, Marie, Joseph ! Quelle question ! Je n'aime pas mes peurs, mes faiblesses. La peur c'est le pire mal qui puisse m'arriver. J'essaie de lutter contre ça ! (Je
débranche mon magnéto. De Palmas me dit : " Attends,
une dernière chose... Je remercie ma bonne étoile. J'ai
déjà été bien gâté donc si
ça devait s'arrêter, ça me paraîtrait bien
normal et pas injuste. J'espère juste réussir ma vie privée,
ma vie d'homme, J'te jure ! ") |