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La frime, ce n’est pas mon truc ! »Il a vendu 1,5 million
d’exemplaires de son album « Marcher dans le sable ».
Il a donné 180 concerts, tous dans des salles bourrées à
craquer. Céline Dion a adapté un de ses titres en anglais
et lui en a commandé d’autres. Et « Marie »,
l’une des 5 chansons qu’il a écrites pour Johnny Hallyday,
a été n°1 do Top. Si c’est pas la gloire, ça
! Et pourtant, Gérald de Palmas reste un homme tout simple, modeste,
discret et super touchant. Un vrai artiste, quoi ! ¤ Te souviens-tu dans quel état d’esprit tu étais juste avant la sortie de ton album « Marcher dans le sable » ? T’attendais-tu à un tel succès ? On ne s’attend jamais à un truc aussi énorme. On n’oserait même pas en rêver tellement c’est grand ! (sourire) Surtout que moi, j’étais bien loin de tout ça. Mon album précédent n’avait pas marché du tout, et ça m’avait fait totalement douter de moi. Pendant deux ans et demi, je n’ai pas pu composer une seule mélodie. J’étais au fond du trou. C’est peu dire si j’étais inquiet quand ce disque-là est sorti. Je ne savais pas du tout comment le public allait réagir. ¤ Aujourd’hui, quelle leçon tires-tu de ces bas très bas et de ces hauts très hauts ? Que ce métier, c’est comme les montagnes russes ! (il rit) D’un côté, ça t’offre une vie trépidante et excitante. D’un autre, il est parfois difficile d’y trouver une certaine stabilité et de profiter des bons moments. ¤ Quelle a été ta recette pour ne pas péter les plombs ? Je suis très rapidement partie en tournée faire mon métier de chanteur. J’étais comme déconnecté, dans ma bulle…Donc loin du show-biz et de ses fausses valeurs. ¤ Pendant cette tournée, tu as refusé que les journalistes viennent t’interviewer et te photographier. Nous-mêmes voulions offrir un reportage à nos lecteurs, mais ta maison de disques nous a répondu que ça n’était pas possible. N’est-ce pas avoir un peu la grosse tête, ça ? J’ai assuré près de 200 spectacles en un an et demi, c’est beaucoup. Il fallait que je me préserve et que je fasse attention à ma voix pour tenir sur la longueur. Tu sais, je ne suis pas un surhomme, ni une force de la nature ! Voilà pourquoi j’ai évité de faire autre chose que de chanter pendant cette tournée, je voulais être au mieux de ma forme, le soir, face à ceux qui étaient venus pour m’entendre. Mais, maintenant que je ne suis plus sur scène, je suis prêt à répondre à toutes les questions que tu veux ! ¤ Justement, comment s’est passé ton retour à la vie « normale » ? Ca fait un peu bizarre de se retrouver sur le canapé de son salon à l’heure où d’habitude on se prépare à monter sur scène. C’est déstabilisant, et cette période n’est pas facile à vivre non plus pour ceux qui vous entourent. Il a fallu que je réapprenne à vivre avec ma femme et mon fils. Heureusement, ça s’est bien passé ! (rires) ¤ Qu’est-ce qui a changé dans ta vie depuis cet énorme succès ? Heu…(il réfléchit) Rien n’a vraiment changé. Cet été, je suis parti en vacances à la montagne, pas à St Tropez ! Je n’y suis jamais allé et je crois bien que je ne m’y rendrais jamais ! ¤ Mais encore ? Ah si ! je me suis acheté une grosse voiture. Mais, tu sais quoi, elle n’a que quelques kilomètres et je vais la revendre. C’est pas moi, ça. C’est pas mon truc. En fait, mes envies ne sont pas matérielles. En revanche, j’adorerais arrêter de me noyer dans un verre d’eau. Ca, si ça pouvait changer, ce serait bien ! ¤ N’es-tu pas épaté, fier de ce qui t’arrive ? J’ai conscience d’être très chanceux et je suis fier d’avoir fait un truc qui a plu aux gens. Mais je ne peux pas dire que je passe mes journées à me féliciter. Je serai vraiment épaté le jour où je serai plus serein… Ca, oui, c’est sûr ! ¤ Pourtant, Céline Dion nous a parlé de ton émerveillement lorsque tu es allé travailler avec elle aux Etats-Unis. C’est vrai ! Je ne connaissais pas ce pays et j’étais comme un gosse. Miami, c’est une succession de bons souvenirs. J’avais l’impression d’être dans un film et de retrouver mes sensations d’adolescent. C’était fun. Los Angeles aussi, ça a été un beau moment partagé avec Johnny. ¤ Avant de travailler pour lui, le connaissais-tu ? Non, pas du tout. Il m’a invité chez lui, et le premier quart d’heure a été un peu dur. Je ne sais pas lequel de nous deux est le plus timide ! Et puis, on s’est mis à parler de motos, de voitures, de n’importe quoi et c’est parti ! ¤ Qu’est-ce qu’on peut te souhaiter pour 2003, toi qui a tout eu en 2002 ? Que je ne perde pas l’envie de composer, de créer, de chanter. Que j’éprouve toujours autant de plaisir à exercer ma passion. |