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DE PALMAS S'ENRACINE
Venu inaugurer la nouvelle FNAC de Nice, Gérald
de Palmas, dont le nouvel album caracole en tête des ventes, a
donné rendez-vous au public azuréen
pour sa tournée de printemps.
Décidément très azuréen ces jours-ci, Gérald
de Palmas, qui était lundi l'invité de KissFM à
Antibes, était hier à Nice pour le mini-concert inaugural
de la nouvelle FNAC. Accompagné de deux copains musiciens, l'homme
de Sur la route a donné au public niçois, venu nombreux
l'écouter, un avant-goût de sa tournée de printemps
qui passera par Marseille, Toulon et Nice.
Quatre ans après le succès phénoménal de
Marcher dans le sable (1,5 million d'exemplaires vendus) et de la tournée
qui a suivi (180 dates), de Palmas est de retour sur le devant de la
scène avec Un homme sans racines, son nouvel album, installé
en tête des ventes depuis sa sortie le 26 octobre dernier.
Retrouver l'envie
En quelques années, le chanteur révélé en
1994 avec le tube Sur la route avant de connaître une courte traversée
du désert, s'est imposée comme l'une des valeurs sûres
de la chanson française, quelque part entre Francis Cabrel et
Jean-Jacques Goldman. Un voisinage qui le flatte: "Musicalement,
je me sens plus proche de Cabrel, confiait-il, hier, avant son mini-concert
niçois. Mais j'admire l'efficacité des textes de Goldman.
Et je respecte l'attitude des deux qui ont su garder les pieds sur terre
et gèrent impeccablement leur carrière"
Sollicité par Johnny (Marie c'est lui) et Céline Dion
( qui a repris Tomber), Gérald n'a travaillé que pour
lui, cette fois, après un break complet de presque 2 ans: "J'avais
besoin de m'arêter pour retrouver l'envie de jouer, explique-t-il.
180 concerts, ça use. On a beau faire ce métier par passion,
la musique, c'est comme le chocolat: au bout de la sixième tablette,
on s'en écoeure". Pendant 18 mois, De Palmas ne s'est donc
consacré qu'à sa famille et aux loisirs (kart, équitation,
tennis...) sans même écouter le moindre disque. "L'idée,
c'était de provoquer un manque comme quand j'étais gamin
et que je devais faire mes devoirs plutôt que de jouer de la guitare
ou écouter des disques. Ca a marché. A un moment, je n'en
pouvais plus, il a falllu que j'attrape ma guitare. A partir de là,
c'était gagné: quand l'envie est là, 80% du travail
est fait".
Déraciné
Pour écrire les chansons qui composent Un homme sans racines,
Gérald de Palmas a replongé dans ses souvenirs d'enfance
et d'adolescence : "Emotionnellement, les choses les plus fortes,
on les vit à ce moment-là de sa vie. Pour moi, y repenser,
c'est une manière de mettre ma sensibilité à fleur
de peau. Un excellent moteur pour commencer à écrire des
chansons."
Cela donne par exemple Elle danse seule, le premier single, inspiré
de l'ambiance des hôtels à touristes de La Réunion
désertés après la saison, où le jeune Gérald
aimait aller traîner pour regarder jouer les musiciens. Nostalgie
de l'Homme sans racines (autre titre-phare de l'album)? "Peu à
peu, mon coeur a enfoui ce qui fait mon passé/ Difficile de vivre
le présent sans avant, sans après/ Alors j'avance d'un
pas mal assuré" y chante De Palmas.
"Cette chanson parle de moi, confirme-t-il. J'ai été
trimballé de droite à gauche. Je n'ai pas tellement aimé
Aix-en-Provence où j'ai longtemps habité après
être rentré de La Réunion et je vis près
de Paris par commodité professionnelle et familiale. Je manque
de camp de base et ça me pèse." Enfant déraciné,
De Palmas s'enracine, en tout cas, durablement dans la chanson et dans
nos coeurs. Rendez-vous est pris pour ses concerts d'avril.
Philippe Dupuy.
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