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GERALD DE PALMAS SABLE FIN, POP ET CRUSTACES

Gérald de Palmas s’affiche aujourd’hui sur la Toile avec un troisième album aux consonances estivales. Numérique mais authentique, Gérald nous immerge dans son univers où rock et chansons à textes sont les tenanciers.Propos recueillis par Thierry Demougin.



¤ Peux-tu nous conduire « sur la route » de ton évolution musicale ?

J’ai joué comme bassiste dans quelques combos mais, en fait, j’ai toujours eu beaucoup de mal avec les formations car le fait d’argumenter tout le temps me fatigue. C’est pour cela que j’ai continué tout seul, à la guitare et au chant. J’ai fait beaucoup de concerts et de premières parties, puis est venu le single « sur la route » assorti d’une Victoire de la musique et d’un disque d’or… Puis, j’ai réalisé mon second album, j’ai essayé de faire quelque chose de différent et le public n’a pas suivi. Au même moment, ma situation familiale a changé et je n’ai pas pu défendre le disque comme je l’aurai voulu. J’ai perdu confiance en moi. Au bou de deux ans et demi, comme je n’arrivais plus à écrire de chansons, j’ai cherché Jean-Jacques Goldman qui a bien voulu écrire un texte sur une des musiques que j’avais composée. J’ai changé de maisons de disques, j’ai repris confiance et, deux semaines après, j’ai commencé à composer l’album. Il m’a fallu 5 mois.



¤ Dans quel bain musical aimes-tu barboter ?

Je mélange plusieurs influences musicales comme le folk, genre Cat Stevens, la soul avec Otis Redding, Stevie Wonder et les premiers albums de Robert Palmer, et la pop des Beatles. J’essaye de combiner tous ces styles pour en faire quelque chose de personnel. Les derniers trucs qui m’ont frappé sont Ben Harper et les ballades des Red Hot Chili Peppers. J’aime aussi Eagle Eye Cherry.



¤ Sur quel type de matériel as-tu composé l’album ?

J’utilise aussi bien l’ordinateur que ma guitare pour composer. Dans un premier jet,il faut que la guitare et la voix soient déjà efficaces. Puis, j’enregistre et je mixe sur ordinateur. Toutes les parties sont jouées par des amis. J’essaye toujours de garder les enregistrements entre la première et la cinquième prise pour avoir plus de spontanéité. Si tel n’est pas le cas, je passe et on recommence une semaine après avec un nouvel arrangement.



¤ Où en sont les fiançailles de de Palmas et du net ?

Il y a trois gros sites de fans bien construits et, en plus, les mecs sont super cools. Universal vient de développer le site officiel mais il n’en est qu’à ses premiers balbutiements. Je n’ai pas encore eu vraiment le temps de m’en occuper, je compte cependant l’enrichir en production, donner des informations techniques en filmant avec la caméra, etc…Mon implication est pour le moment assez ponctuelle. On y trouvera des inédits et desextraits de concerts. Nous avons déjà commencé à enregistrer des mini-concerts acoustiques…



¤ MP3, c’est un gros mot pour toi ?

Tout dépend de ton niveau de notoriété et dans quel genre de musique tu évolues. Je suis plutôt favorable au MP3 mais une réglementation est nécessaire. Si la musique venait à « bypasser » une maison de disques, les artistes en pâtiront car il n’y aura pas de rétribution et un studio d’enregistrement coûte entre 6000 et 13000 F/jour. Il ne restera alors que des musiques alternatives, mais ce n’est pas l’idéal. Cependant, aller dans la discothèque d’un mec qui se trouve en Australiepour écouter ses disques est vraiment extraordinaire. C’est une relation tellement inédite…