Quelques
minutes après le concert, Gérald de Palmas nous livre ses
premières impressions. C’est un artiste heureux de revenir
à ses racines, d’avoir partagé sa musique avec des
Réunionnais plus
que ravis de retrouver cet enfant du pays,
qui a déployé ses ailes ailleurs.
Impressions
¤ Comment s’est passé ce premier concert ?
C’était notre première date de cette tournée
et avec ce spectacle. Je pense que ça s’est plutôt
bien déroulé. Au départ, ça ne devait pas
se passer comme ça, mais on était en retard sur les répétitions
et la Réunion s’est trouvée en premier. Et c’est
très bien. Quand on commence une tournée, l’ordre
des chansons est difficile à trouver. On essaie un premier déroulé
et on réajuste en fonction des réactions du public. Mais
on ne peut pas le faire à l’avance. Il y aura sûrement
des changements d’ordre pour les autres concerts.
¤ Et le public ?
Le public était très chaleureux. Déjà, avec
une telle température dehors, c’est beaucoup plus facile
d’entraîner les gens. Quand on monte sur scène, on
est tout de suite dans le bain. Ce n’est vraiment pas pareil quand
il fait cinq degrés dehors. Et ça m’a fait d’autant
plus plaisir que je suis réunionnais. Toute la famille du côté
de ma mère était dans le public.
¤ La Réunion est un pays de musiciens. Ça vous
a influencé ?
À mon époque, ce n’était pas vraiment comme
ça. Je me souviens d’un rythme assez lancinant, beaucoup
de percussions, des chansons mélancoliques et tristes. C’est
un peu l’opposé de ce qu’on pourrait imaginer venant
d’une musique des îles. Bien sûr, il y a des ségas
très entraînants, mais ce ne sont pas ces chansons-là
qui sont restées dans ma mémoire. Ça m’a
sûrement inspiré. Je trouve plus intéressant d’écrire
des chansons tristes. Le bonheur, je préfère essayer de
le vivre.
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