Le journal de l'île



Né le 14 octobre 1967 à Saint-Denis, d’un père breton (géomètre) et d’une mère réunionnaise (professeur de français à qui il a emprunté son patronyme), Gérald De Palmas a vécu longtemps à Aix-en-Provence.

Un artiste aux racines réunionnaises

Mais c’est à Paris, dans un petit studio d’enregistrement, qu’il a mis au point sa marque de fabrique si facilement reconnaissable.
Ce son à la fois si naturel et si sophistiqué, qui, dès le premier accord, le distingue déjà.
“La dernière année”, son premier album sorti en 1994, contenait le single Sur la Route. Le disque fut “Victoire de la Musique” en 1996, et se vendit à 130 000 exemplaires. Il permit à son auteur d’aller énormément... sur la route. Car non content de savoir minutieusement enregistrer ses disques, l’artiste aime la scène et le contact avec le public (à l’époque de ce premier disque, il donna en effet plus de trois cents concerts... ). Son second album, “Les lois de la nature”, sorti en 1997, un peu perdu dans sa réalisation, était d’ailleurs assez éloigné de cet idéal scénique. Gérald de Palmas, qui est un guitariste et un chanteur essentiellement tactile et sensible, aime beaucoup Stevie Wonder et ses hallucinantes harmonies, Robert Palmer et son timbre de crooner discret, les Black Crowe et leur mordant jamais pris en faute.

“MARCHER SUR LE SABLE”

Pourtant, celui qui a eu sa première vraie révélation musicale en écoutant du ska (alors qu’il avait treize ans et habitait Aix-en-Provence) possède depuis déjà longtemps son propre univers artistique, fait de guitares acoustiques joliment croisées (il dit ne pas savoir assez bien dompter les sonorités électriques...) et d’un phrasé vocal aussi chaleureux que délicat. C’est en partie parce que Jean-Jacques Goldman lui écrivit un texte (celui de J’en rêve encore) que Gérald de Palmas, qui réfléchissait depuis longtemps à la façon d’aborder son troisième disque, retrouva une nouvelle verve musicale. Cette collaboration fut le réel point de départ de “Marcher sur le sable”. Un disque enregistré de façon passionnée et intègre, sans aucune surcharge technologique.
Son dernier album, “Un homme sans racines”, évoque son enfance réunionnaise qui l’obsède. “Cette chanson parle de moi. J’ai été trimbalé de droite à gauche. Je manque de camp de base ; ça me pèse. Or mes émotions les plus fortes, je les ai connues dans l’enfance, là-bas, à la Réunion”, relate-t-il sur son site officiel (www.depalmas.artistes.universalmusic.fr).
Pour cet album, qui a la rude mission de succéder à ce tremblement de terre que fut “Marcher sur le sable”, Gérald a voulu créer une ambiance intime, modeste. Les morceaux sont plus calmes, chaleureux. Un parti pris qui donne à l’arrivée un disque inspiré, authentique, cohérent.