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BRILLANT DE PALMAS

C'est avec bonheur que les 10 000 spectateurs du théâtre de plein air ont croisé la route de Gérald de Palmas vendredi soir, à la Foire aux Vins de Colmar. Le chanteur s'est montré chaleureux et enjoué. Le public aussi.

Un théâtre comble et impatient a accueilli avec exaltation Gérald de Palmas dès son apparition sur scène ce vendredi soir à Colmar.
L'artiste a revisité l'ensemble de sa production avec un professionnalisme exemplaire. Tournée de promo oblige, c'est avec le premier titre ("Plus d'Importance") de son dernier opus qu'il a ouvert le concert.

De Palmas en jeans et chemise est souriant. Sa voix surprend par sa chaleur et une puissance qu'on ne perçoit que difficilement sur album.
"On fera les plus connues après", dit-il en débutant "Déjà". Mais le public connaît toutes ses chansons et ne se prive pas de les chanter, et "...encore plus fort" quand De Palmas le demande. Avec ses textes qui racontent l'ordinaire, le quotidien, le chanteur invite dans ses morceaux chacun de ses fans.

Complicité charnelle

L'homme presque timide en interview se transforme et s'exprime dans sa musique avec aisance. Tout en gardant le cap, il sait parfois avec bonheur s'éloigner des chemins trop balisés de la variété formatée. "Elle s'ennuie" hurle-t-il. pas le public.

Entouré par des requins de studio (dont l'excellent Sébastien Chouard présent depuis l'album "Marcher dans le Sable"), de Palmas en profite pour interpréter ses compositions de façon différente et c'est tout à son honneur. "Voici une chanson de mon premier album, une antiquité", prévient-t-il. "Sans recours" et ses accents country ne se démarque pourtant pas dans une version reliftée dont seul le son de l'orgue Hammond qui l'accompagne semble venir du passé.

"J'ai souvent écrit des chansons de couples qui n'allaient pas bien. Après quatre album et 11 années où j'ai enfoncé le clou, en voilà enfin une où cela ne se passe pas trop mal". Les premiers accents de "Elle habite ici" résonnent et le public aussi.
La complicité entre celui-ci, Gérald et ses musiciens est évidente et charnelle. Dès les premières notes de "J'en rêve encore", le plaisir des aficionados monte encore d'un cran.
Une version à tiroir du morceau permet d'en extraire un virtuose solo de guitare tout comme une extend-version de "Sur la route" laisse place à des soli de basse, batterie et percussions.
Chacun trouve sa place sur le chemin que trace Gérald de Palmas. C'est avec sérénité qu'il le parcourt et le partage avec au bout peut-être "Le Paradis".

Christophe SCHNEIDER